
Former une équipe entière à l’intelligence artificielle n’est plus une option pour les institutions culturelles. C’est une condition pour rester pertinent, efficace et en phase avec les usages.
Au musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ), ce constat a conduit à une décision claire : former l’ensemble des collaborateurs à l’IA avec Ask Mona Academy.
Un projet qui illustre une réalité de plus en plus répandue dans le secteur : l’IA ne transforme pas seulement les outils, elle transforme les organisations.
Au départ, le constat est simple. Au sein du mahJ, les niveaux de connaissance et les usages de l’intelligence artificielle sont très disparates.
Certains expérimentent déjà, d’autres restent en retrait. Entre direction, conservation, médiation et communication, les attentes diffèrent, les repères aussi.
Dans ce contexte, impossible d’avancer sans créer un socle commun. L’enjeu n’est pas seulement de former, mais de permettre à chacun de comprendre ce que l’IA change concrètement dans son métier.
Le choix d’Ask Mona Academy repose sur un point clé : la capacité à proposer une formation en intelligence artificielle adaptée aux métiers de la culture.
Ici, pas de discours générique. Chaque cas pratique s’inscrit dans les réalités du musée, comme le souligne le mahJ :
« Pour des professionnels de la culture, le bénéfice certain de s’adresser à Ask Mona était d’avoir une formation parfaitement adaptée aux métiers du musée. Chaque cas pratique fait écho à nos enjeux, nos contraintes, notre vocabulaire. »
Cette proximité change tout. Elle permet de passer rapidement de la compréhension à l’usage.
Ce qui marque dans ce projet, ce n’est pas seulement la montée en compétence. C’est la vitesse à laquelle les équipes se sont emparées des outils.
Très rapidement, l’IA est entrée dans les pratiques quotidiennes : rédaction, production de contenus, exploration d’idées, analyse de données. Au mahJ, cette accélération a même surpris en interne. « Ce que je n’avais pas anticipé, c’est la rapidité avec laquelle l’équipe s’est appropriée ces outils et a commencé à les intégrer dans son quotidien professionnel. »
Ce type de retour est essentiel. Il montre que l’enjeu n’est plus de convaincre de l’intérêt de l’IA, mais de créer les conditions de son adoption concrète.
Former à l’intelligence artificielle, ce n’est pas former un groupe homogène. C’est accompagner des profils, des métiers et des niveaux très différents.
C’est précisément là que la formation prend toute sa valeur. Elle s’adapte à chacun, tout en construisant une culture commune.
Au mahJ, cette approche a permis de réunir des collaborateurs aux profils variés autour d’un même objectif : comprendre, tester, et intégrer l’IA dans leurs pratiques.
Au-delà des outils, la formation a également ouvert un espace de réflexion plus large sur le rôle des institutions culturelles face à ces technologies. Comment les utiliser de manière pertinente, responsable et cohérente avec leurs missions ?
Ce projet met en lumière un point clé pour les institutions culturelles : l’intelligence artificielle ne se déploie pas seule.
Sans accompagnement, les usages restent fragmentés, inégaux, parfois inefficaces. Avec une formation adaptée, ils deviennent structurés, partagés et réellement utiles.
C’est tout l’enjeu d’une formation IA pour les professionnels de la culture aujourd’hui :
créer un langage commun
sécuriser les usages
accélérer l’appropriation
transformer l’IA en outil de travail, et non en sujet abstrait
Dans un contexte où la médiation culturelle numérique, les outils numériques pour musées et l’intelligence artificielle culturelle prennent une place croissante, cette montée en compétence devient un levier stratégique.