
En bref
Le reste de l’année, notre métier consiste à faire parler des œuvres, des lieux et des personnages, dans les musées et les monuments. En décembre, nous nous arrêtons sur une technologie qui arrive : ce qu’elle sait faire, et ce qu’elle pourrait changer pour les publics. Puis nous la mettons entre les mains de notre secteur et de nos pairs, sous la forme de nos vœux.
Nous le faisons souvent avant tout le monde. Nos pairs essaient en premier, et peuvent juger sur pièce de ce qu’une technologie apporterait à leurs publics. En décembre 2022, l’email de nos vœux le disait ainsi : « La période de vœux est l’occasion de vous faire découvrir de nouvelles technologies appliquées à l’art ou la culture. »

Pour nos vœux 2021, un chatbot posait quelques questions, puis un GAN générait une œuvre unique pour chacun : deux réseaux de neurones, l’un qui produit des images, l’autre qui juge si elles sont crédibles. Tout commençait déjà par une conversation.

Nous avons offert aux institutions culturelles des NFT créés par les artistes du collectif alterHEN, sur la blockchain Tezos. Plus de 90 professionnels de la culture en ont collecté un, souvent leur premier, et un webinar en janvier a permis d’en discuter les enjeux et les limites.

On écrivait une phrase, et une IA générative en faisait une carte de vœux. Plus de 150 personnes l’ont essayé. Notre propre carte est sortie de la phrase « Toute l’équipe d’Ask Mona vous souhaite une très belle année 2023, représentation abstraite ».

« Discutez avec la Joconde » proposait vingt questions au tableau. Pour la première fois dans nos vœux, c’était l’œuvre qui répondait, avec son ton et ce qu’elle pouvait savoir.

« Allô Père Noël ? » : on appelait le Père Noël, et il répondait de vive voix. Nos agents répondent aujourd’hui à voix haute dans les musées.

Le Père Noël a pris un visage : il écoutait, répondait et faisait passer un quiz, ses lèvres synchronisées sur sa voix en temps réel. « La technique est assez impressionnante », a écrit le Domaine national de Chambord.
En 2025, nous avions donné un visage au Père Noël. En 2026, nous faisons parler une personne qui a vécu. L’avatar est plus fidèle. La voix joue, avec un accent, des rires, des soupirs. Et l’animation du visage est bien plus détaillée.
Faire parler une personne qui a existé demande aussi des sources : ce qu’elle a écrit, ce que les historiens ont établi, et ce qu’on lui a prêté sans preuve. Marie-Antoinette n’a jamais dit « Qu’ils mangent de la brioche ». Rousseau attribue la phrase à « une grande princesse » dans ses Confessions, écrites quand elle avait une dizaine d’années et vivait encore à Vienne. Un avatar bien construit doit pouvoir le dire.
Et pour la première fois, c’est le public qui choisit, ce qui compte beaucoup pour nous : nos agents répondent aux questions que chacun choisit de poser, et cette fois chacun choisit aussi qui lui répondra. Vous pouvez voter pour n’importe quel personnage historique, ou pour l’un des cinq que nous proposons : Marie-Antoinette, Mozart, Nikola Tesla, Marie Curie et William Shakespeare. Trois d’entre eux donnent un aperçu dans la vidéo.
Le vote reste ouvert jusqu’au 16 novembre. Le podium sera révélé le vendredi 20 novembre, sur LinkedIn et par email à tous les votants. L’avatar sera en ligne le mardi 15 décembre, et les votants le recevront en avant-première.
Le vote prend trente secondes sur askmona-noel-2026.netlify.app : le personnage de votre choix, ou l’un des cinq proposés, et une voix par adresse email.